COMPORTEMENT ET TENDANCES DES TRANSPORTS ET DE LA MOBILITÉ: LA ROUTE DE L’AFRIQUE VERS UN AVENIR DURABLE

Il est de notoriété publique que l’Afrique est l’un des pays qui contribuent le moins aux émissions mondiales, émettant au total 3,8% de tous les gaz à effet de serre. Le secteur des transports a été reconnu comme l’un des principaux contributeurs et plusieurs tentatives ont été faites pour limiter son rôle dans le changement climatique. Cela se poursuivra à mesure que de plus en plus de personnes migreront vers les villes et que l’urbanisation de l’Afrique devrait atteindre 75% d’ici 2050. Avec plus de véhicules sur les routes et une augmentation conséquente des émissions de carburants fossiles et de la pollution atmosphérique, cela est particulièrement problématique pour l’Afrique qui reste l’une des régions les plus vulnérables aux effets du changement climatique. S’agissant du transport durable et de la mobilité, trois facteurs comptent vraiment: la technologie, les infrastructures et le comportement humain.


[Photo: IEA CO2 emissions from transport (% of total fuel combustion)]

TRANSPORT ET CHANGEMENT CLIMATIQUE – QUELLE IMPORTANCE ?

Le transport durable nécessitera que les véhicules fonctionnent au carburant propre et émettent moins de carbone. Les gouvernements africains aux niveaux local et national ont la possibilité de sauter des étapes là où les systèmes de transit sont encore relativement sous-développés, afin de garantir la mise en place d’une infrastructure respectueuse du climat. Si de nombreux changements nécessaires sont liés aux infrastructures physiques, qui requièrent des capitaux des secteurs public et privé, ils sont également liés en grande partie à la prise de décision humaine en matière de mobilité. La psychologie entourant les comportements pro-environnementaux en Afrique est un domaine qui nécessite davantage de recherche dans la poursuite de solutions au changement climatique.

En 2012, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) estimait qu’il y avait 176 000 décès par an en Afrique dus à la pollution atmosphérique. Moins de véhicules, plus économes en carburant, réduirait la pollution qui contribue aux problèmes de santé publique dans les communautés urbaines et rurales. Cela est particulièrement vrai pour certaines des villes les plus densément peuplées du continent. Les administrations locales et les instituts de recherche peuvent améliorer la surveillance de la pollution atmosphérique et établir des normes de qualité de l’air afin de mieux traiter ce problème. Le coût de la pollution atmosphérique est élevé, pouvant atteindre 2,7% du PIB. Les motivations économiques peuvent donc être utilisées pour stimuler l’action.

CE QUI PEUT FACILITER LES COMPORTEMENTS VERTS ET LES TENDANCES AUTOUR DE LA MOBILITÉ?

LE CARPOOLING ET L’ÉCONOMIE DU RIDESHARE

[Photo: State of ridesharing in Africa according to TechCabal]

Les applications et les services de covoiturage, tels que Uber et Lyft, ont continué à s’imposer dans le secteur de la mobilité dans les économies développées. Le concept de covoiturage n’est pas nouveau en Afrique et, en fait, le fondateur de Lyft a développé son concept lors d’un voyage au Zimbabwe. De nombreuses personnes ont déjà un pilote familial en composition abrégée. Le «covoiturage» est également un autre moyen de transport très répandu, les gens allant jusqu’à l’attelage avec des camions transportant des produits tôt le matin. Ces comportements de mobilité n’ont tout simplement jamais eu d’applications mobiles pouvant être monétisées jusqu’à récemment. uGoMyWay à Cape Town est un exemple de service de covoiturage réussi qui pourrait être reproduit. Mondo, une société de covoiturage basée à Nairobi, a ajouté des taxis motos, tels que les «boda-boda» et les «tuk-tuk».

AMELIORATION DES TRANSPORTS PUBLICS

Le transport en commun est un autre élément essentiel du mouvement des transports écologiques en Afrique. Si elle est efficace, elle peut servir de pont entre ceux qui vivent à la périphérie de la ville et les quartiers d’affaires centraux. Les autobus, les trains et les bus de banlieue comptent parmi les modes de transport les plus courants. Les grandes flottes peuvent transporter plus de personnes, ce qui signifie moins de véhicules sur la route et moins d’émissions. Des flottes plus écoénergétiques causent moins de dommages à l’environnement. Les transports publics durables devraient être au cœur de toute initiative de ville intelligente.

DÉVELOPPEMENT DU MARCHÉ DES VÉHICULES ÉLECTRIQUES

L’utilisation accrue de véhicules hybrides et électriques (VE) permettrait non seulement de réduire les émissions, mais aussi de réduire le fardeau des prix du carburant. L’un des plus grands défis pour le développement des véhicules électriques en Afrique est la sécurité énergétique. Cela est suivi de près par le besoin de capital, d’infrastructures, de capacités de fabrication et de prix de l’électricité. Sans une source d’énergie fiable – de préférence une source propre – l’électricité requise pour charger les véhicules électriques ne serait pas assez constante. Le Kenya, l’Afrique du Sud, l’Afrique du Nord, le Nigeria et l’Égypte ont toutefois été cités parmi les pays ayant le plus fort potentiel de développement des véhicules électriques.

RENDRE LES ZONES URBAINES AFRICAINES PLUS CONVIVIALES

[Photo: School children use a new cycle path in Soweto, Johannesburg]

In the wake of the recent fuel crisis in Zimbabwe, the Minister of Media, Information, and Broadcasting advised citizens to cancel unnecessary trips, avoid fuel-guzzling vehicles, cut down on fleets, and invest in bicycles. This was not received well and was part of the backlash to the increase in fuel costs. Perhaps if it was presented in a more positive context, the proposition about bicycles would have been received better. Biking is an emission-free mode of transport with multiple benefits. Cities such as Copenhagen or Cape Town are a great example of how much it can be integrated into the culture as a strategy for behavior change. Bicycles would also be a cheaper investment for governments, who can work with private sector sponsors and development institutions. Since many built roads were not made to accommodate cyclists, this is something important to consider for new infrastructure.

Fewer vehicles on the road would call into question some public spaces such as parking lots. These could be utilized for alternative means. For example, urban gardens can help provide fresh vegetables for the hungry. Another use could be placing solar panels on the rooftops of the lots. A perfect example of this is at a mall in Kenya that uses solar energy by day from is 3,500 panels, producing 915 kilowatts and switching to the grid at night.

[Photo: Garden City Mall, Nairobi, Kenya]

The future of transportation and mobility in Africa is packed with opportunity for innovators, entrepreneurs, and municipalities Behaviors such as increased biking could help curb emissions and protect the environment. However, more research and capital resources will need to be pooled to make it sustainable.

Maxine Chikumbo,
Communications Associate, ISNAD-Africa

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