Chers intervenants,

Premier rapport annuel : Nous vous disons « Merci ! »

Bien que ce qui est devenu aujourd’hui ISNAD-Africa/Afrique est le produit de toute une série d’activités et d’efforts réalisés au fil des ans et que plusieurs dates importantes jalonnent son histoire et son existence, j’ai choisi le 1er décembre 2017, date à laquelle nous avons lancé notre programme phare (Programme de mentorat pour la recherche) comme date officielle de début d’activité. Il existe en effet plusieurs versions de l’histoire, que nous continuerons à partager avec le temps.

Permettez-moi, au nom de l’équipe de l’ISNAD-Afrique, de saisir cette occasion pour vous remercier de votre soutien et de vos contributions depuis que vous nous avez rejoints. Nous croyons fermement en notre vision et en notre finalité, et, plus important encore, nous sommes convaincus du rôle essentiel que jouent les experts, partenaires et autres intervenants du monde entier, sans lesquels il nous serait impossible de concrétiser notre vision. C’est pourquoi je souhaite de tout cœur vous remercier d’avoir rejoint l’aventure et de toujours en faire partie aujourd’hui. Chez ISNAD-Afrique, nous poursuivons une mission qui nous tient à cœur : celle de stimuler un changement durable en Afrique. Une question intrigante demeure toutefois : « Combien de temps encore l’Afrique restera-t-elle un continent constitué de ” pays en développement ” ? ». Comment pouvons-nous expliquer que la nation la plus peuplée d’Afrique soit également la capitale mondiale de la pauvreté, et ce, malgré la richesse de ses ressources ? Peut-être savez-vous que l’Afrique représente 16% de la population mondiale, mais que nous ne représentons malheureusement que 3% de la consommation énergétique mondiale.

Malgré notre énorme potentiel d’ensoleillement, la capacité totale d’énergie solaire produite sur tout le continent, soit 54 pays au total, s’élevait cette année à 1,3 GW alors que le potentiel disponible sur le continent est de 10 000 GW. C’est seulement après avoir étudié le paysage africain que je me suis rendu compte que les obstacles multidimensionnels à la pénétration des énergies renouvelables en Afrique ne pourraient être surmontés de manière durable sans combler le déficit de connaissances et le manque de capacités humaines dans le domaine des énergies renouvelables. Un rapport sur les emplois liés aux énergies renouvelables publié par l’Agence internationale pour les énergies renouvelables (IRENA) confirme d’ailleurs mes propos. Selon ce rapport, l’Afrique n’offre que moins de 1% des quelque 10,3 millions d’emplois liés aux énergies renouvelables dans le monde. La tendance est similaire dans les secteurs de l’efficacité énergétique, de la résilience climatique et de la gestion des déchets, qui ne sont que certains exemples de l’avancement de la durabilité environnementale en Afrique. Vous vous demandez pourquoi nos « indices de durabilité » sont si mauvais ? Pourquoi nous restons un continent de pays en développement malgré la richesse de nos ressources ? Parvenir à cette réalisation nous a permis d’aboutir à la conclusion suivante : pour tenter de remédier à la situation actuelle, il est essentiel de combler le déficit de connaissances existant en matière de durabilité de l’environnement. C’est pourquoi nous nous efforçons d’aider l’Afrique « à former la prochaine génération d’experts, des experts qui utiliseront leurs connaissances pour catalyser la transition vers l’énergie propre et la résilience climatique en Afrique ».

Aucune nation ni aucun continent ne peut se développer au-delà des limites de la qualité des connaissances de ses habitants. Cela ne nous laisse aucun doute : même si l’investissement étranger direct est important, le moteur principal du développement de l’Afrique sera la qualité des connaissances de sa population. C’est de là que vient l’engagement de ISNAD-Afrique à garantir le développement du capital humain. Nous sommes conscients de la nécessité de générer des connaissances autochtones qui permettront de relever les défis du développement dans le contexte africain. C’est ce que nous avons commencé à faire grâce à notre communauté d’experts internationaux, qui encadrent notre première cohorte de mentorés – des étudiants en master et en doctorat venant de 13 pays africains.

Nous avons également lancé l’Environmental Education Programme (Programme d’éducation à l’environnement) qui s’adresse aux élèves des écoles secondaires du Nigeria et de l’Afrique du Sud. Nous sommes impatients de poursuivre sur cette lancée en 2020.

Dans le cadre de notre stratégie d’éducation du public, nous avons également commencé à utiliser TweetChat afin de sensibiliser le public à l’éducation environnementale.

Grâce au Programme de mentorat pour la recherche (MRP), nous sommes parvenus à convaincre certains de nos partenaires de soutenir nos mentorés. Nous sommes très reconnaissants envers le Waterloo Institute for Sustainable Energy (WISE) – un institut dirigé par l’un de nos Mentors, le Professeur Jatin Nathani de l’Université de Waterloo au Canada – qui a intégralement parrainé Philip Omenge, un mentoré de notre programme MRP, en finançant ses voyages ainsi que sa participation à la Second International Conference on Solar Technologies & Hybrid Mini-Grids to Improve Energy Access (Deuxième conférence internationale sur les technologies solaires et les mini-réseaux hybrides visant à améliorer l’accès à l’énergie), qui s’est tenue à l’Université des îles Baléares, à Palma de Majorque, en Espagne.

Le Centre for International Postgraduate Studies for Environmental Management (Centre international d’études de troisième cycle en gestion de l’environnement, CIPSEM) a également octroyé des bourses d’études financées par le gouvernement allemand à deux de nos mentorés, Enoch Bessah et Natei Ermias Benti. Ces bourses leur ont permis d’être 2 des 21 experts en énergie durable du monde entier sélectionnés pour participer au 76ème UNEP/UNESCO/BMU International Short Course on Renewable Energy and Energy Efficiency (Cours international abrégé de l’UNEP/UNESCO/BMU sur les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique), organisé à la Technische Universitat Dresden, à Dresden, en Allemagne. Je souhaite tout particulièrement remercier tous nos mentors pour leur soutien au Programme de mentorat pour la recherche (MRP).

Dans un autre ordre d’idées, nous avons présenté le Programme de mentorat pour la recherche à la 5ème International Conference of the UNESCO Chair in Technologies for Development (5e Conférence internationale de la Chaire UNESCO sur les technologies pour le développement) dont le thème était « Voices of the Global South » (Voix des pays du Sud) à Lausanne, en Suisse, mais également à la Nigerian Alternative Energy Expo (Salon nigérian sur les énergies alternatives) à Abuja, au Nigéria. ISNAD-Africa est également l’un des 26 réseaux de jeunes du continent qui ont participés à l’étude du WWF (Bureau pour l’Afrique) sur les réseaux panafricains de jeunes contribuant au programme de développement durable. L’étude s’est conclue par un atelier de validation sur la croissance verte en Afrique, qui s’est déroulé à Nairobi, au Kenya.

Tout cela n’a été possible que grâce à l’extraordinaire engagement de notre formidable équipe. Par conséquent je souhaite exprimer mes remerciements les plus sincères à Oluwadamilola Pikuda, Sonma Agatha-Christy Okoro, Wuraola Okuwobi, Quddus Adeyemi, Kingsley Uyojo, Maxine Chikumbo, Amanda Kahunzire, Panagiotis Karvounis et Oluwamayogun Adebisi pour leurs contributions désintéressées envers ce projet. Un grand merci également au Professeur émérite Alper Howard (Université d’Ottawa, Canada), à la Professeur Emanuela Colombo (École polytechnique de Milan, Italie) et à la Professeur Adeola Adenikinju (Université d’Ibadan, Nigéria) d’avoir accepté de siéger à notre conseil consultatif. Par ailleurs, Nous apprécions énormément le soutien du Prof. John C. Anyanwu (Banque africaine de développement, Côte d’Ivoire), du Dr Fridah Kanana Erastus (Université Kenyatta, Kenya), et du Dr Anna Görner (Technische Universität Dresden, Allemagne) qui sont nos Conseillers de programme. Nous sommes profondément reconnaissants envers la Prof. Ellen Morris (l’une des Mentor du programme de mentorat) qui a pris contact avec le Clean Energy Solution Centre (Centre de solutions en énergie propre) du National Renewable Energy Laboratory (Laboratoire national pour les énergies renouvelables) aux États-Unis où se sont tenus nos webinaires pour les mentorés. Nous souhaitons également remercier Victoria Healey (Vickie) pour son aide précieuse dans l’organisation de ces webinaires.

Finalement, je remercie particulièrement nos partenaires : Global GreenGrants Fund (États-Unis), Renewable Energy World (États-Unis), Clean Energy Solution Center (National Renewable Energy Laboratory, États-Unis), Lumen Africa (Nigéria), Centre for Petroleum, Energy Economics and Law (Université d’Ibadan, Nigéria), UNESCO Chair in Energy for Sustainable Development (Chaire de l’UNESCO en énergie consacrée au développement durable, Italie), PowerForAll (Royaume-Uni), ainsi que toutes les autres organisations qui nous ont apporté leur aide à différents niveaux. À l’aube de notre deuxième année d’activité, nous nous réjouissons à la perspective d’un soutien plus actif et collaboratif de nos intervenants dans le monde entier, et ce, en vue de concrétiser progressivement la vision que nous poursuivons pour notre continent bien-aimé, l’Afrique. Dans cette optique, vos suggestions sont toujours très appréciées.

Nous l’affirmons, « L’Afrique est trop riche pour être pauvre. Nous choisissons d’agir ». C’est pourquoi nous comptons sur vous pour soutenir nos actions pendant l’année à venir. En vous souhaitant une très heureuse année 2020.

Cordialement,

Adedoyin Adeleke

Fondateur / Directeur exécutif

Pour : ISNAD-Africa

About ISNAD-Africa

We are a multidisciplinary network of professionals, researchers and students around the globe promoting Sustainable Energy, Environment and Education in Africa.

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